Tropique noir

 Je ne vous l’avais pas dit, mais je suis noir.

Si je suis noir c’est juste une question de bronzage après ces quelques heures à lire sous le soleil des tropiques. Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde, et dans le monde des dessineux, où sont les noirs? Noir, c’est un mot qui évoque l’effroi pour bien des cultures, surtout si on le prononce à la campagne, ou dans le 16 e arrondissement. C’est un peu comme l’article qui a le vent en poupe dernièrement: doit-on se cosplayer selon sa morphologie?

Comprendre: a-t-on le droit d’être différent de ce qu’on attend de nous? Corollaire: est il permis d’être moche? a-t-on le droit de se déguiser comme on le veut ? pour cette dernière question, il est semble que non. Pour les mêmes raisons qu’on ne peut pas prénomer un nouveau né Adolf. Moi je serais plutôt pour dire au peuple de se cosplayer comme bon lui semble, bande de totalitaristes du bon goût!

Pouvons nous parler de « gens de couleurs » comme disait mère grand sans que l’on appelle au point godwin ? On va essayer.

Race ta peau poule os

Si vous avez eu des cours d’anglais comme moi entre les années 95 et 2007, on a dû vous faire un méga topo sur le racisme à presque chacun de vos cours. L’éducation nationale a mis le paquet, si bien qu’ajourd’hui noir n’est plus une considération graphique, mais un mot tabou. Dire noir dans une phrase, c’est s’attendre à ce qu’il y ait un lourd qui dise « c’est du racisme » à tout va. Au lieu de faire comprendre que le racisme « c’est croire qu’il y a plusieurs races d’humains, et donc que la supposée race à laquelle on appartient est meilleure que les autres », on en est plutôt à une étape où le commun des mortels est d’accord pour dire « il ne faut pas dire noir, sinon on est raciste ». Ce qui est complètement con, pardonnez moi l’expression.

Le sombre tabou

Cet essor du mot tabou se renouvelle avec le sexisme qu’on entend pour un oui et pour un non. Bien sûr, racisme et sexisme existent, mais personne n’est d’accord sur ce qui en est ou n’en est pas.

Blanc et Noir ne sont pas des couleurs, ce sont des valeurs comme on peut l’apprendre auprès des sémio-nazis (et en cours d’art plastique),

Et donc…

Dans mes dessins, pourquoi y’a t il que des personnages caucasiens?

Parce que j’en fréquente très peu, bien malgré moi, mais pas seulement. 

Saviez vous que des personnes non caucasiennes, quand elles se dessinent ne vont pas se donner la peine de se colorier la peau? Il y a une raison très simple à ça: on ne dessine pas tout ce qui est présent, et très peu de dessinateurs investissent leur style dans l’iconique, le naturisme.

à lire sur le sujet chez nioutaik.fr : 

Pourquoi croit-on que les personnages de mangas sont blancs/caucasiens ?

la faute au blancocentrisme.

Notre perception du monde est biaisée (avec deux i) via les lunettes de notre éducation, de nos attentes, et autres préjugés. Avant de découvrir la fission atomique, Albert Einstein disait que:

 la culture, c’est la somme des préjugés qu’on a assimilés entre 0 et 20 ans. Et il est plus difficile de détruire un préjugé qu’un atome.

C’est pourquoi il existe des chocs culturels.

à ce propos je me souviens, étant en maternelle en cours de dessin: un camarade avait dessiné un paysage, des personnages, et en haut de la feuille, une quinzaine de soleils alignés. Un enseignant demande pourquoi avoir dessiné autant de soleil alors qu’il n’y en a qu’un seul. L’enfant répondit que c’était pour éclairer partout.

Drôle et étonnant.

Mais revenons à nos moutons noirs.

Des cartes de fidélité culturelles

Ce que je dessine correspond à des choses que je peux imaginer, inspirée de choses vécues, même si je raconte souvent des fictions. Je me demande si la cohésion entre les gens ne tient pas juste au fil des goûts commun, ce qui expliquerait pourquoi chacun se construit des façons d’agir, un vocabulaire, une posture, des activités limitées par leur éducation. Chaque groupe culturel y va de sa carte de fidélité et de son intolérance propre. Nous avons beau être ouvert aux autres, ils ne seront pas forcément disposés à nous recevoir et prendre le temps de nous faire découvrir leur culture.

Par exemple, je pense que si je ne fréquente que peu de personnes noires c’est une simple question de gouts musicaux imposées par la carte de fidélité « je me reconnais comme noir ».

Dans Qzine, on essaie de représenter des personnages de toutes les nations, et c’est une bonne chose même si y’a encore du boulot de ce côté là. Déjà que c’est pas évident d’avoir des illustrations mettant en scène des hommes, hein bon.

Bien sûr il ne faudrait pas tomber dans le penchant inverse: exiger un quota de chaque représentation de continent, de chaque âge, de chaque taille de slip dans chaque représentation visuelle. àa pourrait fait un mème très fun, mais penser sérieusement que ça suffirait à régler les inégalités que subissent toute personne au physique semblant étranger à la « mère patrie France » c’est très niais. et ça prendrait tout plein de place pour faire une image, on y verrait plus rien. Autant faire un selfie de la planète terre et marquer dessus ce qu’on doit voir.

Je vous ai menti, en fait je ne suis pas vraiment noir. Contairement à Maliki. Enfin, y’a une astuce.

J’en profite pour démentir d’autres rumeurs à mon sujet.

Breffe, j’essaierai de diversifier l’ethnie de mes dessins.

C’est un message d’espoir que je vous tends aujourd’hui, car, surtout si vous habitez en ville comme de plus en plus de gens, vous savez qu’un gens bon n’est pas un sale ami. Et que tout bronzage et religions confondus il existe des gens bons. Si votre seule ouverture sur le monde se limite au journal télé vous risquez de rater toutes ces personnes intéressates à la culture différente de la vôtre, tout ça parce que les chaînes ont besoin de sensationnel, de criminel et d’autres horreurs pour lesquelles on fera porter le chapeau aux étrangers, au lieu de se remettre en question.

 Amour sur toi public.

En cadeau, la chanson des années 80 « Tropique » de Muriel Dacq, avec des acteurs épiques.

philo gears



Eh oui ma bonne dame, c’est scandaleux ces gens qui utilisent les mémé n’importe comment, sans utiliser leur personnage pour ce qu’il désigne. Ici par exemple, le philo-raptor devrait poser un paradoxe, mais podutout ma ptite dame. Oui, j’apelle mes lecteurs comme je veux.
Car savez vous ce qui est essentiel avec les maimes? C’est qu’ils sont un langage comme les émoticones, entre image et textes, tout comme l’étaient les hyéroglyphes égyptiens, ou encore les kanjis Chinois/Japonais,

Et le Franglais c’est sale, voilà, ça c’est dit.
Sur ce, bonne journée.

résultats de sondages sur la masturbation

tutch

C’est bientôt le printemps, pour notre rubrique spécial sexe nous avons sondé (en toute amitié) sur http://sondages.qzine.fr/ un large panel d’hommes et de femmes à propos de leurs habitudes masturbatoires et avons recueilli plus de mille réponses aux questions des sondages « masturbation et sextoys » ainsi que « quel branleur êtes vous? ». Ce qui nous donne pas mal de chiffres. Découvrez les tendances 2014, pour la science!

tout le monde à dit majoritairement oui à ces questions:

vous êtes vous deja masturbé(e)? ( 98%)
vous pouvez vous masturber sans support visuel. ( 91%)
aimez vous masturber votre partenaire (quand vous en avez un/une)? ( 90%)
aimez vous voir votre partenaire quand il/elle se masturbe? (si ça ne vous est jamais arrivé, pensez vous que vous aimeriez?) ( 74%)
au réveil, appréciez vous faire à l’autre (ou pour le/la réveiller) ? ( 71%)
Avez vous déjà frotté avec une éponge un robinet ou un pommeau de douche? ( 68%)
Discuter entre amis de masturbation vous est il possible? ( 66%)

Avez vous déjà pratiqué la branlette:

– Avant un rapport sessuel ? ( 62%)
– Pendant un rapport smexuel ? ( 60%)
– Pendant que vous prodiguiez du sexe oral ? ( 53%)
– Pendant que votre partenaire seksuèl dormait à côté de vous? ( 51%)
C’est chiant ces mauvaises orthographes sexuelles hein? ( 86%)
vous aimez être allongé à ne rien faire. ( 81%)
vous appréciez les moments où vous n’avez rien à faire. ( 83%)
vous êtes ambidextre de la branlette ( 58%)

Avez vous déjà

– Touché un vrai concombre? ( 89%)
– Mangé du flan? (si si, du vrai flan) ( 86%)
– Joui plusieurs fois de suite en solo? ( 80%)
– orgasmé de la main d’une autre personne? ( 70%)
– Goûté votre semence? (cyprine / liquide préséminal / sperme) ( 71%)
– Dit hmmmm en mangeant du chocolat? ( 73%)
– Vécu une branlette qui ne donne pas d’orgasme malgré vos efforts? ( 75%)
– Masturbé quelqu’un à travers des vêtements? ( 60%)
– Conseillé quelqu’un sur la façon de vous faire jouir? ( 57%)
– Orgasmé d’un rêve érotique? ( 69%)
vous appréciez vous faire des caresses auto-érotiques sans aller jusqu’à l’orgasme. ( 76%)
Vous avez expérimenté la double masturbation par téléphone interposé et vous approuvez. ( 66%)

vous pouvez vous masturber en imaginant un scénario érotique impliquant

– des amis. ( 78%)

Nous avons assez peu de diVERGences entre hommes et femmes:

les femmes sondées sont davantage tentées par l’idée de masturber une personne du même sexe ( 66% pour 49% des hommes ).
68% des femmes ont davantage utilisé de sextoys sur elles mêmes que les hommes, pour qui cela représente 48% .

Etonamment, la même proportion des hommes et femmes ont déjà conseillé quelqu’un sur la façon de les faire jouir: 58% des hommes et 52% des femmes.

vous aussi contribuez à la science en votant aux sondages sur http://sondages.qzine.fr/.

l’érotisme est dans l’oeil du lecteur

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La limite entre érotisme et pornographie se situe dans l’oeil du lecteur. certains disent qu’un dessin devient pornographique dès que l’on peut voir des organes sexuels en activité sexuelle, pour d’autres, c’est lorsqu’une image devient vulgaire. Encore une notion très floue. vulgos signifiant « le peuple », on peut penser que c’est une façon bourgeoise de critiquer le petit peuple. Ce qui est vulgaire est coupable de ne pas être assez bien né, pas assez précieux dans son comportement.

Une intéressante définition de la limite entre éros et porno plaide qu’une image devient pornographique lorsqu’il y a quelqu’un pour se masturber en la regardant. Ce qui permet de définir comme plus qu’érotique une photographie de pied. N’oublions pas que pour les fétichistes de la partie sus-nommée, des images de ces organes là constituent une source d’excitation et un support masturbatoire, alors que pour le commun des mortels ce n’est pas le cas. Relativisons donc.
Il y avait quelques temps, peindre la chambre à coucher d’un couple marié était considéré comme tel.
Joyeux mois d’Aout!